Le microcrédit a été développé dans les années 70 à l’initiative du professeur Muhammad Yunus, un économiste et entrepreneur, originaire du Bangladesh, qui a fondé la première institution de micro crédit, nommée la « Grameen Bank », ce qui l’a consacré Prix Nobel de la Paix en 2006. Il est surnommé le « banquier des pauvres ».
Outil de lutte contre la précarité, le micro-crédit a permis à des démunis d’accéder à des conditions de vie améliorées en créant leur propre activité génératrice de revenus.
II n’a pas connu, dans sa formule initiale, le succès souhaité par les pouvoirs publics en raison d’un manque d’accompagnement dans les phases de maturation et de suivi dans la réalisation des projets.
Ce constat a été relevé lors du séminaire international organisé en décembre 2002 sur «l’expérience du micro crédit en Algérie».
Les recommandations faites lors de ce regroupement d’experts de la micro-finance ont conduit à la création d’une institution spécialisée dénommée «Agence Nationale de Gestion du Micro-crédit», créée par le décret exécutif N° 04-14 du 22 janvier 2004.
L’Algérie a adopté le microcrédit comme outil de lutte contre la pauvreté à partir de 1999. Cependant, cinq ans après, il a fallu créer une autre structure octroyant des microcrédits, à savoir l’Agence Nationale de Gestion du Microcrédit pour compléter le paysage public des structures destinées à l’insertion économique des populations n’ayant pas accès aux services bancaires. Ainsi, les pouvoirs publics ont montré leur volonté et leur détermination à lutter contre la pauvreté.
Le séminaire international, tenu au mois de décembre 2002 et ayant pour thème « L’expérience du Micro Crédit en Algérie », a confirmé un certain nombre de contraintes, dont les plus importantes sont :
C’est à la lumière des conclusions de ce séminaire, et de celles issues de la conférence internationale sur la pauvreté tenue en 2000, que le dispositif « micro crédit – ANGEM » a été créé.
La naissance de l’Agence Nationale de Gestion du Micro Crédit, en 2004, s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et la précarité. Elle est venue pallier les insuffisances décelées et répondre aux impératifs suivants :
L’ANGEM est née dans un environnement économique et social très favorable. Depuis 1999, les taux de croissance annuels sont de l’ordre de 5%, la dette extérieure à moyen et à long terme est en diminution très significative et la balance courante est excédentaire. Des programmes nationaux sont lancés dans divers domaines : logement, santé, éducation, agriculture, pêche, travaux publics, etc.
Dans la même optique, l’Etat a mis en place des stratégies et projets ambitieux visant l’amélioration des performances des programmes de lutte contre le chômage et la pauvreté dans les zones rurales et urbaines, dans les hauts plateaux et le grand sud. Ces programmes visent à propulser l’emploi dans ces régions et à donner un essor à cette dynamique de création de richesses et de la valeur ajoutée.
L’Agence Nationale de Gestion du Microcrédit est un organisme à caractère spécifique placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie de la Connaissance des Start-up et des Micro-entreprises.